Sans famille, d’Hector Malot : le grotesque comme moteur de la satire

Adaptée par Léna Bréban et Alexandre Zambeaux sur la scène du Vieux-Colombier, Sans famille replonge dans ce voyage initiatique phare de la littérature de jeunesse. Sur un plateau tournant qui chante les changements de paysages, la dramaturge tourne la cruauté en dérision et célèbre les compagnons d’infortune et la solidarité.

Par Philippe Leclercq, professeur de lettres et critique

Les Gros patinent bien, cabaret de carton : hilarant

Revenir aux sources du comique en partant de cartons comme dans le cinéma muet : c’est la ressource majeure de Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan dans la pièce qu’ils jouent au Théâtre du Rond-Point. Croisant mimes, langue inventée et intrigue rocambolesque, ils se livrent à un numéro de duettistes désopilant et trépidant.

Par Pascal Caglar, professeur de lettres

Un héros, d’Asghar Farhadi : un peu escroc

Un homme en prison pour dette tente d’honorer son créancier, mais reste le jouet d’une mécanique écrasante. Thriller social, Un héros, d’Asghar Farhadi, brosse une chronique de la société iranienne. Le cinéaste interroge la figure du héros, confronte mensonge et vérité, et observe comment se construit une réputation.

Par Philippe Leclercq, professeur de lettres et critique de cinéma

Simone Veil, les combats d’une effrontée

Mise en scène par Pauline Susini au Théâtre Antoine d’après son autobiographie Une vie (Stock), cette pièce sur le parcours de Simone Veil peut s’inscrire dans le thème 2021 du programme d’histoire des arts au lycée : « Femme et féminisme ». En plus du témoignage sur les camps de la mort, c’est son combat pour le droit à l’avortement et son rapport au travail qui priment.

Par Pascal Caglar, professeur de lettres

Patrick Zachmann, tours et détours

De ses parents à des survivants des camps, de Paris à Jérusalem, en passant par l’Algérie et le Rwanda, le photographe remonte son histoire, celle de l’extermination des juifs et celle de génocides, à travers une exposition qui se tient à Paris, au Musée d’art et d’histoire du judaïsme.

Par Norbert Czarny, critique littéraire