Que retenir de l’exposition
« Marcel Proust, la fabrique de l’œuvre » ? 

Près de 370 documents jamais réunis ont été tirés du fonds Proust de la Bibliothèque nationale et d’autres collections publiques ou privées. Cette somme inédite témoigne de temps où l'on écrivait et corrigeait à la main. Elle fait entrer dans une oeuvre monumentale traversée d'un sentiment de tragique.
Par Antony Soron, maître de conférences HDR, formateur agrégé de lettres, Inspé Paris Sorbonne-Université

Cabu crayonne la rafle du Vél’d’hiv

Du 1er juillet au 07 novembre 2022, Le Mémorial de la Shoah à Paris présente les dessins de Cabu parus dans le magazine « Le Nouveau Candide » en 1967 et jamais diffusés depuis. Le caricaturiste assassiné dans les locaux de « Charlie Hebdo » le 07 janvier 2015 capte l’effroi des « raflés » parqués dans l’antre du Vélodrome d’Hiver en 1942.

Eugène Leroy : sculpter la peinture

Né à Tourcoing, Eugène Leroy (1910-2000) enseigne les lettres classiques pendant vingt-cinq ans dans un collège de Roubaix. À 50 ans, il quitte l’Éducation nationale et décide de se consacrer exclusivement à la peinture qu’il pratique depuis l’adolescence. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands artistes du XXe siècle. Son œuvre est à découvrir cet été au musée d’Art moderne de la ville de Paris.

Philippe Leclercq, professeur de lettres et critique

À la rencontre du Petit Prince

Six cents documents et objets sont présentés au musée des Arts décoratifs pour marcher sur les traces du Petit Prince. Cet enfant poète, amoureux d’une rose, né de l’imagination de Saint-Exupéry, aviateur explorateur défricheur de territoires vierges, qui se sentait inadapté dans le monde des adultes mais parvient encore à l’enchanter.

Par Philippe Leclercq

Patrick Zachmann, tours et détours

De ses parents à des survivants des camps, de Paris à Jérusalem, en passant par l’Algérie et le Rwanda, le photographe remonte son histoire, celle de l’extermination des juifs et celle de génocides, à travers une exposition qui se tient à Paris, au Musée d’art et d’histoire du judaïsme.

Par Norbert Czarny, critique littéraire